1 an… déjà !

21 décembre 2010 par Adrien Pas de commentaires »

C’était un dimanche soir de la fin du mois de décembre 2009, assis au café Madeleine à Paris avec Pierre, nous discutions de tout et de rien autour d’une bière. Nous évoquions nos road-trips fait quelques mois plus tôt en Suède, et notre nouvelle vie à Paris, un peu déprimante au vu du métro boulot dodo routinier qui ne nous ressemble en rien. Pour nous évader, nous commençions à parler de nouveaux road trip, de nouvelles destinations. Mon rêve de gosse était de traverser les états-unis, de découvrir l’immensité de ce pays qui me fascine, avec seulement une voiture, une toile de tente et un ou deux amis. J’avais aussi envi de marcher sur les traces de mon père, qui avait effectué ce trip 32 ans auparavant, au même âge que moi. Pierre quant à lui n’y était jamais allé, mais voulait découvrir l’Amérique ! J’ai alors émis cette idée. Il l’a approuvé. La suite, on la connait…

ERVA et la paire EUR/USD

7 octobre 2010 par Adrien Pas de commentaires »

C’est l’histoire du projet ERVA et de la paire euro/dollars, une histoire d’amour Franco-Américaine sur fond de « je t’aime moi non plus ». Explications.

La paire EUR/USD joue avec nos nerfs. Durant toute la période de préparation du road-trip, de janvier à juin dernier (2010), l’euro n’a pas arrêté de se déprécier passant de 1,45 USD en janvier  à 1,18 USD juste avant que l’on parte (juin) ! Ayant eu peur que cette baisse infernale atteigne la parité, nous avons fais notre change à ce moment là, à 1,24 USD, ce qui fut tout de même un bon coup sur le moment compte tenu du contexte conjoncturel dégradé (crise Grecque) et des prévisions pessimistes … mais un petit coup  si on le compare à la suite des évènements. Durant notre séjour aux USA, la paire euro/dollars est remontée, certes timidement, mais elle a franchi la barre des 1,30 USD. Et maintenant que nous sommes revenus, la paire la plus tradée au monde vient de franchir la barre des 1,40 USD (cet après-midi) !

Voici ce que titre un grand journal français sur la section Economie de son site web: «La monnaie européenne poursuit sa folle ascension et a pulvérisé la barre de 1,40 dollar ce jeudi après-midi. Le dollar n’en finit plus de dégringoler. Et l’euro de grimper. Jeudi, à 15 heures, la monnaie européenne a dépassé le seuil hautement symbolique de 1,40 dollar ! Une ascension quasi-historique : il y a à peine un mois, l’euro valait moins de 1,27 dollar (+10%) et début juin, il s’échangeait sous 1,19 dollar (+17%), son plus bas de l’année.»

Sur ce graphe, nous pouvons voir l’évolution de la paire sur un an, entre octobre 2009 et octobre 2010. La partie bleutée du graphe représente la période de notre road-trip, et évidement, la période la précédent correspond au moment où nous cherchions à faire notre change…soit le pire moment de l’année !

Ceci fut, avec le recul, plutôt marrant et cela a ajouté du piment à la préparation de notre trip. Durant ces 6 mois où tous les jours nous nous demandions : « on achète où on attend que ça remonte ? … Bon on attend encore un peu. » Pour finalement acheter très bas et tout de même voir notre budget fondre de…800€ par rapport à ce que l’on aurait pu espérer en effectuant le change en janvier 2010…

Photos du trip

27 septembre 2010 par Adrien Pas de commentaires »

L’intégralité des photos est désromais disponible dans la section « Photos » (barre de menu en haut du site). Vous pouvez vous y rendre en lien direct en cliquant ici. Il y en a plus de 2000, quasiment toutes prises par Romain, sur les 54 jours du trip.

GPS à saisir !

31 août 2010 par Pierre Pas de commentaires »

Bonjour,

Saisissez l’opportunité de vous équiper à petit prix si vous désirez faire vous aussi un road trip aux USA et/ou Canada!

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Merci.

54e et dernier jour

29 août 2010 par Adrien Pas de commentaires »

Nous y sommes. Samedi 28 août 2010. Ce fameux 54e jour vient de commencer, fermant la marche d’une belle aventure ! Nous franchissons la date fatidique quelque part au beau milieu de l’Atlantique. Minuit heure de NY, 5h heure de Londres, 6h heure de Paris. Nous volons depuis presque 4h déjà. Plus que deux heures et c’est l’arrivée en Europe. Londres dans un premier temps, puis la France ensuite.

8h25 heure de Londres, nous atterrissons à Heathrow. Il est 3h25 pour notre organisme, et nous n’avons presque pas dormi dans l’avion. La journée commence tranquillement en Angleterre. Elle sera très longue pour nous. Le jet lag commence à nous assaillir !

Nous prenons le métro pour rejoindre nos destinations. Oui je parle de destinations au pluriel, car le moment tant redouté depuis le début de ce trip est arrivé, la team ERVA est sur le point de se séparer. Pierre reste une journée de plus sur Londres pour visiter la ville, il a réservé une auberge de jeunesse et s’apprête à la rejoindre pour check-in et se debarasser de ses bagages. Romain et moi avons un avion qui part de Londres Gatwick et arrive à Marseille. Adrien à 13h50. Romain à 19h30. L’anniversaire de ma chérie oblige, je rentre plus tôt !

Nous voici partis de l’aéroport en métro, sur la Picadilly Line, vers le centre de Londres. Nous quittons Pierre à la station South Kesington pour prendre la Circle Line et atteindre Victoria. Le moment fut très bref mais intense. Nous nous regardions à travers la porte en cours de fermeture, sans parler, mais ce silence, chargé d’émotions, en disait long sur la peine que nous avions. Un peu plus loin, à la gare Victoria, rebelote, je dois me séparer de mon frère. Même si nous étions conscient que nous nous retrouverions quelques heures plus tard à la maison, nous savions que cet au revoir n’était rien d’autre qu’un adieu à notre cher road-trip…

Apres un vol sans problèmes, l’avion arrive tant bien que mal à Marignane malgré un fort mistral qui le fit tanguer fortement à l’atterrissage. Romain aura le droit à la même chose quelques heures plus tard.

Bilan. Le retour en France et la séparation furent très brutaux. Nous avions l’impression que cette aventure ne se terminerait jamais, que le distributeur cracherait les billets verts indéfiniment… :) Cela accentue notre difficulté à redescendre sur terre, à revenir a la réalité. Surtout que la réalité nous rattrape très rapidement: Adrien repars sur Paris le 31/08 pour attaquer son alternance le 1er septembre et Romain repart sur Pau le 01/09 pour attaquer le 2 septembre son avant dernière année d’étude. Seul Pierre a le temps « d’atterrir en douceur » puisqu’il ne reprend les cours que le 15 septembre à Rennes.

L’aventure se termine mais le blog reste en vie, merci de nous avoir suivi. D’autres articles, détails et photos du trip seront très prochainement ajoutés. Et restez connecter pour suivre ce que le team prépare de nouveau…

L’homme qui a vu l’homme…

13 août 2010 par Pierre Pas de commentaires »

Jeudi 12/08. Il était là, sous nos yeux et nous aurions pu passer à côté sans le voir. Il faut dire que malgré sa taille assez imposante il se fond bien dans le décor et est plutôt silencieux. Avant que j’oublie, nous sommes le jeudi 12 août, c’est le début de l’après-midi et nous sommes dans le Sequoia National Parc. Avant cette rencontre que je vais vous décrire, laissez-moi vous présenter le général de la forêt. Je veux parler du général Sherman, un des plus grands arbres au monde, plus de 2 000 ans tout de même et toujours debout. Ce séquoia, parmi tant d’autres dans cette forêt, est pour le moins imposant, en fait on se sent ridicule à côté de lui et il semble démesuré par rapport à ses confrères de conifères. Ils sont plusieurs dans le parc à connaître la célébrité, citons en exemple le général Grant, plus large d’un mètre, 12 mètres pour une bonne trentaine de circonférence!

Nous n’avons pas eu le temps de le voir car nous avons du faire un (bon) choix après le repas pris au village situé au centre du parc. Notre choix s’est donc porté sur un petit sentier nommé le Big Tree trail. Comme son nom l’indique, des Séquoia géants sont au rendez-vous, l’intérêt est de les voir aux différents stades de leurs vies. En effet, un arbre âgé de 100 ans ressemble à un arbre d’une bonne taille, mais il est encore difficile d’imaginer qu’il peut devenir un monarque après plusieurs centaines d’années. Notre connaissance de la flore locale est désormais meilleure grâce aux informations recueillies dans le musée dédié à l’intérieur du parc, de quoi justifier aussi les $20 consentis pour entrer dans le parc avec un véhicule. La vue de ces séquoias géants restera un moment fort, il faut les voir pour le croire, espérons que les photos rendront bien l’impression que nous avons eue.

Revenons à l’acteur principal de ce récit. Il marche à quatre pattes et il est un peu pataud, vous l’aurez compris, il s’agit de l’ours, le fameux black Bear. Le premier contact est très impressionnant, nous n’osons ni bouger ni faire du bruit. Lui ne se préoccupe pas de nous et continue de vaquer à ses occupations. Il gratte l’écorce des séquoias au sol d’un geste lent et puissant. Nous le suivrons pendant une bonne vingtaine de minutes, il se trouve derrière un arbre puis il revient pour monter jusque sur la passerelle du chemin. Les gens autour de nous sont intimidés et nous reculons aussi. L’animal est alors à seulement quelques mètres de nous. Il nous regarde un instant puis continue son chemin, peut être à la recherche de nourriture. A noter que l’ours possède un odorat extrêmement sensible, voir l’article « Bear aware » pour les mesures de sécurité prises par les autorités à son sujet. L’ours démontre son agilité en montant sur un tronc d’arbre et en le suivant sur toute sa longueur. L’impression générale dégagée par l’animal est mémorable et nous n’oublierons pas de sitôt cette rencontre tant recherchée!

L’ours…

13 août 2010 par Adrien Pas de commentaires »

Jeudi 12/08. Ça y est !! Nous avons vu un ours! Il aura fallu attendre les dernières minutes de la dernière balade de notre dernier jour dans les montagnes…et encore, nous sommes passé à côté de lui sans le voir !

Résumons la situation : nous sommes en fin de visite du Sequoia National Park en Californie, il est 14h30 et nous quittons lentement le parc car nous nous étions fixé un départ aux alentours de 16h pour pouvoir atteindre notre future destination en toute quiétude. Sur notre chemin, nous passons devant un parking qui marque le début d’une marche appelée « Big Tree Trail ». Cette boucle d’une petite heure de marche nous conquit, nous décidons de la tenter.

Au bout d’environ 40 minutes, sur la partie retour, nous croisons un couple. A peine le temps de se demander s’ils étaient français, nous les voyons revenir rapidement vers nous, ils nous disent (en français): « il y a un ours! juste derrière, là-bas », en pointant un gros séquoia à une dizaine de mètres ! A ce moment là, un étrange sentiment nous envahit: un mélange d’excitation et de peur ! Nous étions tellement impatients de voir un ours mais à la fois nous appréhendions de nous approcher de cette bête sauvage, dans son élément naturel, séparé de nous par…rien !

L’excitation prenant le dessus, nous essayons de nous rapprocher doucement, le couple en fait de même…derrière nous. Je prends les devants, m’avance…et vois une tête et deux oreilles cachées dans l’herbe, entre plusieurs arbres. Le couple me confirme vaguement la présence de l’ours en direction de mon regard. Je prends la caméra, fais un zoom sur cette forme et m’écrie (pas trop fort): « je le vois, je vois sa tête! ». Tout content, je le filme en m’approchant un peu pour mieux le voir. Tout le monde regarde dans la même direction. Le suspens est à son comble quand soudain je brise le silence par un « ah mais c’est pas un ours c’est une souche d’arbre !! ».

Après ce grand moment de solitude, je continue d’avancer en direction du (vrai) ours! Quelques minutes plus tard, je le vois pour de bon! Stupeur ! Je ne suis vraiment pas rassuré mais continue à filmer pour obtenir de belles images. Nous nous approchons tout doucement pour prendre des photos et vidéos. L’ours continue de flâner et de gratter les troncs d’arbres morts comme si de rien n’était. Il se trouve à une dizaine de mètres de nous. Il s’éloigne doucement du chemin pour s’enfoncer un peu dans la forêt. Nous le suivons…de notre chemin. Il fait un détour par le haut puis se dirige de nouveau vers le chemin, un peu plus loin sur notre droite. Nous le prenons en photo sous tous les angles. Il est magnifique. Il parait tout gentil avec sa tête de gros nounours ! Il s’agit d’un ours brun et non d’un grizzli, l’autre espèce, plus grosse, qui vit dans les montagnes de l’ouest américain. Il n’y a plus de grizzli en Californie. L’ours se rapproche de plus en plus du chemin, des gens arrivent tranquillement de l’autre côté, nous les avertissons de la présence de l’ours…qui s’approche. Ce dernier traverse maintenant le chemin comme s’il était seul, sans regarder les marcheurs aux alentours. Il ne montre aucune agressivité. Il continue sa vie et nous continuons de l’observer car c’est tellement beau de voir un animal dans son milieu d’origine avec ses comportements naturels ! Nous apprécions ce moment, puis repartons à la voiture, contents de cette rencontre.

Une baignade v-raie-ment ta-raie

10 août 2010 par Romain Pas de commentaires »

Nous décidons d’aller tester les plages californiennes en cette belle après-midi du 10 août. Direction Long Beach au sud de LA. Nous nous garons et nous dirigeons vers la plage. Sans grande surprise nous apercevons la typique plage américaine avec ses palmiers, sa pelouse, sa petite route bétonnée pour les vélos et rollers, ses cabanes de lifeguard et une grande étendue de sable bien étalée, le tout en contrebas. Seule grande surprise la plage était vide. Nous descendons et avançons vers l’océan, nous apercevons trois charmantes demoiselles, les seules personnes sur la plage. Nous nous installons pas très loin et commençons à jouer au foot. Au bout de quelques minutes, Pierre et moi allons faire trempette dans l’océan, pour le moment tout va pour le mieux en cette après-midi tranquille. Tout cela, c’était avant le drame bien entendu… Au bout de quelques minutes passées dans l’eau, je me suis fait pincer le pied violemment, je me suis mis à crier en disant que je m’étais fait pincer par un crabe tout en me tenant le pied. Je me débattais pour plus poser le pied au sol, tout en nageant et tenant mon pied endommagé. Pierre est sorti de l’eau en ayant peur de se faire pincer à son tour. Adrien était au bord de l’eau et me demandait si c’était une méduse ou un oursin. Je suis sorti de l’eau difficilement en me tenant le pied, cela me faisait très mal. Mon pied saignait, Adrien décida de m’emmener voir un lifeguard. Il m’a accompagné, je souffrais de plus en plus.
Arrivé à la cabine, nous avons expliqué à la lifeguard ce qui m’était arrivé. On lui demanda si c’était un crabe, elle se mît à rire et nous a dit que c’était une RAIE. Elles se situent au bord des plages en temps de marée basse. Elle a appelé le poste central car elle pouvait pas me soigner. Mon pied saignait de plus en plus et le mal augmentait de minutes en minutes. La voiture de lifeguard arriva enfin et m’emmena moi et Adrien jusqu’au poste central situé à quelques centaines de mètres. Une fois arrivé, ils m’ont fait asseoir en mettant mon pied dans de l’eau très chaude. Une tchèque était assise à coté de moi car elle s’était fait aussi piquer. Ils m’ont questionné au sujet de mon identité, m’ont pris la tension et le pouls. Je rajoutais de l’eau chaude à chaque fois. Le lifeguard m’a ensuite montré un dessin de la raie avec le pic qui m’a piqué. Il se situe au bout de sa queue et mesure au moins 5 cm. Il envoie un venin comme celui des abeilles. L’eau très chaude le fait partir apparemment. Normalement, au bout de 20-30 minutes, la douleur s’apaise. Sauf que pour moi j’avais l’impression que cela ne passait pas. Lorsqu’il me changeait l’eau et que j’avais mon pied hors de l’eau la douleur empirait. Je crois que c’est la première fois que j’ai autant eu mal dans ma vie tellement ça me lançait. Après plus de 45 min le pied dans l’eau, la douleur avait quasiment disparue. Une autre personne entre temps était arrivée pour la même chose. Ils m’ont ensuite mis un pansement, le mal a réapparu, puis je suis parti à la recherche d’Adrien et Pierre. Je n’arrivais quasiment pas à marcher tellement le mal me rongeait. J’ai tant bien que mal réussi à remonter sur la route je me suis ensuite allongé dans l’herbe car je n’en pouvais plus. Quelques minutes plus tard la voiture arriva et nous sommes repartis vers d’autres plages plus au sud. Le mal diminue de jour en jour. Je me souviendrai de ce jour et de l’océan pacifique à tout jamais.

La côte californienne

9 août 2010 par Adrien Pas de commentaires »

Vendredi 06/08 au Dimanche 08/08. Entre San Francisco et Los Angeles. Route One, le long de la côte pacifique. Pas d’énormes freeway, juste une bonne bouffée d’air frais dans un paysage grandiose et sauvage.

La route est sinueuse, elle longe cet océan pacifique qui vient s’échouer sur de grandes falaises, en contrebas. Le paysage est grandiose ! Cette étendue d’eau à perte de vue et ces hautes collines qui s’y jettent à pic sous nos pneus, nous offrent une vue imprenable sur la côte californienne. De plus, ces zones sont protégées et classées parc naturel, il n’y a aucune habitations ni énormes freeways, seule cette petite route baptisée « One » témoigne de la présence humaine.

Le temps mérite aussi son paragraphe ! Non il ne faisait pas beau, non il ne faisait pas chaud, non la mer n’est pas à 28 degrés C, et non ce n’est pas exceptionnel en Californie ! Certes ce n’est pas le plus chaud des étés qu’aient connu les autochtones mais ils se sont bien marrés lorsque nous leur avons dit qu’on attendait de fortes chaleurs et de l’eau tempérée ! Bref, nous avons coupé la clim, regardé la mer de loin, et enfilé une petite laine pour aller sur les plages en fin d’après midi. Nous avons néanmoins réussi à nous baigner…1 minute dans de l’eau à une quinzaine de degrés C, vers Pismo Beach.

Le long de cette côte, nous passons entre autre par la baie de Monterey, bordée de jolies petites villes de bord de mer à l’européenne. Nous passons par l’immanquable Santa Barbara, à une grosse heure au nord de Los Angeles. C’est un peu de le St-Tropez de la côte californienne: petite ville, très huppée, au bord du Pacifique, garnie de grosses maisons dans la colline. Notre camping est d’ailleurs à l’image de la ville: piscine et spa, locaux de qualité…et le plus cher que nous ayons fait pour le moment (50 dol pour planter une tente pour la nuit !). Les plages de Santa Barbara sont assez grandes et l’eau un peu plus chaude qu’ailleurs même si elle ne dépasse pas les 20 degrés C. Le centre ville est un peu surfait, nous avons l’impression d’être dans la reconstitution d’un village de bord de mer français.

La côte californienne est aussi très cultivée, nous avons croisé beaucoup de champs de fruits et légumes comme la fraise, la salade ou le chou. D’ailleurs, nous nous sommes arrêtés dans un champs de fraises, bien mûres, grosses, rouges et sucrées: nous avons fait le plein ! La côte, sauvage, comme je le disais un peu plus haut, regorge de tous types d’animaux dont les plus originaux sont certainement les otaries et les éléphants de mer. Nous avons d’ailleurs fait une pause sur une plage envahie par des éléphants de mer. Voir ces animaux dans leur milieu naturel fut mémorable. Enfin, nous avons remarqué que la côte, ou du moins l’océan, est peuplée…de plateformes pétrolières off-shore. Leur nombre et leur proximité de la plage enlève un peu de charme à cette magnifique côte.

Enfin, nous arrivons à LA après trois jours de voyage depuis SF. Le décor n’est plus le même : les immenses freeways bondées remplacent la petite route touristique du bord de mer. Nous arrivons par Hollywood. Nous avons du mal à réaliser que nous avons atteint LA ! Mais pour un premier aperçu rapide depuis les freeways, LA nous laisse un drôle de d’arrière goût : nous n’avons pas l’impression d’être dans une ville: d’une part la zone urbaine n’est pas très dense, d’autre part, lorsque nous arrivons à notre hôtel, dans la banlieue de LA, cela fait déjà une bonne trentaine de miles que nous sommes rentrés dans la ville !!! Cette ville est trop grande pour nous français !

La côte pacifique californienne ne fut pas tout à fait ce que nous attendions : nous avons été agréablement surpris par son côté sauvage et déçu par son temps capricieux. Néanmoins cela vaut largement le détour, les paysages sont grandioses et les villes charmantes.

San Francisco

6 août 2010 par Adrien Pas de commentaires »

Jeudi 05/08. San Francisco, où êtes vous ? Comme le disait si bien M. Le Forestier, la plus européenne des villes américaines ne nous a pas accueillis sous son meilleur jour. Pour ne pas dire dans le brouillard le plus total. Mais son charme inégalable contrebalancera facilement les caprices de dame nature. Tour d’horizon.

Tout d’abord commençons par notre entrée dans la ville. Nous arrivons par le nord, de la vallée des vins (cf article du même nom). Ce choix fut volontaire, nous voulions arriver par le tant renommé Golden Gate Bridge! En toute fin d’après midi, nous nous rapprochons de SF, le temps est clair, le soleil a déjà entamé sa descente depuis quelques dizaines de minutes. Au loin, nous voyons les dernières collines précédant SF, il semble y avoir un peu de brume sur les sommets, rien de très gênant. Nous sortons de la freeway à Sausalito, petite ville ultra bourgeoise mais charmante, sur la colline faisant face à SF. Cette sortie précoce nous permettra d’avoir une vue globale sur SF. Bilan : nous ne voyons rien! Ce n’est pas tant le fait que nous nous soyons perdu dans cette colline aux chemins très pentus qui nous empêcha de voir SF mais plutôt le temps qui est de plus en plus brumeux, venteux, et pluvieux! Nous abandonnons la vue de San Francisco au coucher de soleil…puisque ce dernier n’est pas là. Nous reprenons la freeway en direction de SF en attendant avec impatience de voir le Golden Gate. Nous sommes tellement impatients qu’à la vue de n’importe quel pont, on entend dans la voiture : « je crois que j’en ai vu un morceau! ». Après toutes ces fausses alertes, au détour d’une colline, nous distinguons, dans une épaisse brume, une impressionnante masse en fer, rouge. Il est là ! Devant nous ! Nous arrivons sur le mythique Golden Gate ! Juste avant le pont, une petite route s’échappant de la freeway sur la droite nous conduit en haut d’une colline. Nous nous garons et continuons à pieds. Il y a un vent à décorner un bison, une pluie fine horizontale, il fait un froid de canard, et la brume ne cesse de s’épaissir. Cette colline est un passage obligé pour les touristes, elle offre une des plus jolie vue du Golden Gate, situé à quelques mètres en contrebas, sur l’embouchure du Pacifique, avec vue sur SF en fond. Au fur et à mesure que nous nous avançons sur ce chemin…nous ne voyons pas le GG ! Arrivés, au bout de la colline, à l’endroit où nous aurions du avoir une vue plongeante sur l’intégralité du GG et de SF, nous distinguons…un petit morceau du tablier et un environ un tiers de l’un des deux énormes piliers qui soutiennent le pont ! Le pilier nord est là, devant nous, à quelques mètres, et tout ce que nous voyons n’est que brume ! Très déçus de notre entrée tant attendue dans SF, nous continuons néanmoins notre route en commençant par traverser le GG. Un seul mot : im-pres-sion-nant. Autant en largeur qu’en hauteur ou qu’en longueur. Son caractère mythique n’est aussi peut être pas étranger à notre fascination et notre engouement.

Une fois à SF, nous cherchons un hébergement. Les prix sont si élevés (qui plus est, nous sommes en période de festival) que nous devons quitter la ville pour aller dormir à Oakland. Avant cela nous allons diner et faire nos premiers pas dans SF.

Le lendemain, jour de visite. Nous commençons par Telegraph Hill et sa Coit Tower: superbe vue sur l’Oakland Bridge, Alcatraz, Lombard Street, et une bonne partie de SF. Ensuite, direction Lombard Street, célèbre de par ses virages en épingle qui en font une curiosité fortement appréciée des touristes. Nous la remontons à pied et la descendons en voiture. Elle est très bien aménagée et fleurie. Juste avant les virages, la rue est tellement pentue que nous avons du mal à la remonter à pied, et je n’exagère pas ! Nous filons ensuite à Fisherman’s Wharf, le port, pour déjeuner là-bas. Nous y admirons Alcatraz, juste en face et le Golden Gate qui sort difficilement de la brume. Nous verrons également des dizaines d’otaries squattant les pontons du port pour faire bronzette. Nous continuons vers Market Street et Union Square, le quartier animé par ses boutiques et restaurants. Nous empruntons le cable car, ce tramway qui est tiré par un câble pour pouvoir franchir les nombreuses côtes. Nous terminons la journée par une visite du Golden Gate Park et un diner dans un restaurant de burger style année 50 vers Union Square.

En traversant la ville en voiture, nous avons été surpris par l’inclinaison des rues. Bien entendu, nous nous attendions à des rues pentues mais pas à ce point là ! Les rues qui descendent et montent les collines sont coupées par des rues transversales, ce qui en fait un escalier géant! En montant certaines rues, nous ne voyions pas la voiture qui était en face sur le replat. Inversement, en descendant une rue, du replat, nous ne voyions pas la route en contrebas! Pis, certaines rues sont interdites aux voitures de plus d’un certain nombre de passagers ! Mais ce sont ces collines qui rendent SF aussi unique. Cela a certainement permis de freiner la folie de la « verticalité » que rencontrent toutes les villes américaines. SF est différente, elle est basse, possède des bâtiments de 3-4 étages, un centre ville, des petits restaurants, une ville européenne quoi…malgré un financial district fourni de quelques grandes tours (ils n’ont pas pu résister !).

Conclusion: nous avons adoré SF ! Elle entre dans le top 3 des villes que nous avons traversées. Les collines n’y sont pas pour rien! Ah ces collines qui donnent tant de charme à une région, ça me rappellerait presque ma Provence natale. Même si nous n’avons pas trouvé la maison bleue, nous les avons toutes vues ces « maisons adossées à la colline », et elles sont très jolies, architecturalement parlant. En contrepartie, ces collines piègent les nuages: malheureusement la brume resta scotchée à SF durant toute notre journée de visite…et il parait que c’est normal ici. La température n’a pas grimpé non plus, 18-20 degrés C tout au plus. Et le surlendemain, au petit matin, en quittant le sud de SF…toujours le même temps…

San Francisco s’éveille,
San Francisco s’embrume,
San Francisco où êtes-vous…

La vallée des vins

5 août 2010 par Adrien Pas de commentaires »

Mercredi 04/08. Nous visitons aujourd’hui les deux fameuses vallées des vins Californiens : Napa et Sonoma. Malgré la forte présence de cépages Français, ce sont ces deux petites vallées situées à une cinquantaine de miles au nord de San Francisco qui font la réputation des vins californiens à travers le monde.

Nous partons de la charmante petite ville de Napa en milieu de matinée puis remontons la vallée par des routes « bis » jusqu’à Calistoga, en passant par Yountville, Rutherford et Saint-Helena. Par ces routes dérobées, nous recherchons l’authenticité et refusons les visites à l’américaine, quadrillées et surfaites. Allez je vous raconte comment se visite une vallée comme celle-ci, façon US : il ne s’agit pas de rechercher les châteaux au milieu des vignes dans toute une région et d’emprunter le petit chemin boueux qui relie le domaine à la route comme nous avons l’habitude de le faire en France. Ici, il s’agit de « tours », comprenez visite guidée. De toute façon, tout est axé sur les tours en Amérique ! Vous avez donc le choix entre un mini-bus climatisé avec sièges en cuir ou une limousine ultra-confort avec dégustation de vins à l’intérieur. Loin des authentiques châteaux, les domaines sont symbolisés par une simple bâtisse, certes spacieuse, mais dont l’architecture est loin d’égaler nos châteaux (aucun chauvinisme, simple constatation). Ces véhicules affrétés pour les « tours » roulent sur un goudron parfait, et il n’ont pas de mal, les propriétés viticoles se situent pour la majorité, juste au bord d’une grand route qui coupe la vallée en deux et en profite pour distribuer les touristes de chaque coté ! Une fois arrivés au domaine, le producteur ou la coopérative vous accueille sur de grands parkings goudronnés et fléchés, entourés de vignes, elles-mêmes ornées d’un rosier à chaque tête de rangée, pour rendre le décor encore plus agréable à l’oeil ! A l’intérieur des bâtiments sur-climatisés, une personne vous accueille avec un grand sourire freedent, et vous propose…un « tour » ! Ou au moins la carte des dégustations, assez chères d’ailleurs, environ une quinzaine de dollars pour déguster (quelques gouttes de) 5 vins différents. Le décor est très moderne et la déco essaye de plonger le touriste dans l’environnement d’un château français : noms français, boules de pétanques OBUT, fûts de chênes provenant de France, etc… Voilà pour l’anecdote !

Nous remontons donc la Napa Valley, en marquant quelques arrêts dans certaines propriétés dont une fondée par un français. Nous dégustons quelques vins. En début d’après midi nous prenons une route sinueuse pour rejoindre la Sonoma Valley, séparée de la Napa Valley par quelques grosses collines. Nous redescendons la vallée vers le sud et nous arrêtons au domaine Mayo pour acheter un peu de vins. Nous avions acheté du fromage français et une baguette de pain dans une épicerie fine de la Napa Valley, nous le sortons pour agrémenter notre dégustation et en proposons un bout au propriétaire ! Nous achetons quelques bouteilles à une trentaine de dollars l’unité (pas donné, mais ce sont les prix des vins de la région). La dégustation nous est offerte.

Cette journée fut très plaisante, ce petit rappel à la France ne nous a pas fait de mal après plus d’un mois en Amérique. Nous nous dirigeons vers San Francisco en fin de journée, très impatients de traverser le Golden Gate Bridge !

Yosemite

4 août 2010 par Adrien Pas de commentaires »

Lundi 02/08 et mardi 03/08. Yosemite, au coeur de la Sierra Nevada en Californie, se différencie des autres vallées par ses montagnes granitiques. Nous restons 24 heures. Même si la visite fut courte, elle fut grandiose !

Midi, après une petite heure de route en Californie (cf article « Welcome to California »), et plus particulièrement dans la Sierra Nevada, nous arrivons au parc national de Yosemite. Nous remarquons vite qu’à cet endroit, la Sierra Nevada a quelque chose de plus. Le paysage est magnifique: de grandes falaises de granite surplombent une jolie vallée ornée de lacs, le tout habillé d’une forêt verdoyante et très haute dont les séquoias en sont l’illustre exemple.

Nous nous baignons dans un petit lac, entouré de falaises granitiques sur lesquelles on remarque quelques touristes s’essayer à l’escalade. L’eau est assez fraiche compte tenu de l’altitude du parc, environ 2500 mètres en moyenne, comme à Yellowstone, l’eau chaude des geysers en moins !

16h, direction les campings dans la Yosemite Valley. Le système de camping est le même qu’à Yellowstone: premier arrivé premier servi, ou bien réservation sur internet des mois à l’avance. Lorsque nous arrivons, les trois campings sont complets, comme nous nous en doutions. Nous décidons de squatter sur des emplacements vides que nous repérons. En effet, certaines annulations tardives ne sont pas remplacées. Le repérage opéré, nous décidons de revenir plus tard pour voir s’ils sont toujours libres.

En attendant, nous allons faire quelques courses et quelques sauts d’un pont. Nous avions repéré des jeunes sauter en passant devant dans l’après-midi. La hauteur est d’environ 2,5-3 mètres, autant dire pas grand chose, ce qui nous freina fut plutôt la température de l’eau : je dirais une petite quinzaine de degrés !

20h, nous nous calons à l’emplacement 158 du camping « Upper Pines ». L’emplacement est toujours libre. Nous allumons le BBQ et mangeons en attendant de monter la tente au cas où des gens arriveraient. Vers 21h30, nous décidons de monter la tente. Dix minutes plus tard, nous sommes fin prêts à passer la nuit ici : la tente est montée, les matelas gonflés, les duvets installés…

A ce moment là, dans la pénombre, surgit une forme humaine, dont la lumière de nos braises nous laisse deviner un uniforme. Oui, il s’agit bien d’un Ranger, ou plutôt d’une Ranger ! Et elle vient nous rendre visite pour vérifier si nous paraissons bien sur son registre…

La suite ? Elle veut tout simplement que l’on quitte les lieux, et comme tous les campings du parc sont « pleins », elle veut que l’on quitte Yosemite…à 10h du soir, alors que nous sommes complètement installés ici ! J’écris « plein » entre guillemets car même si des places sont réservées et que les gens ne viennent pas, ils ne veulent pas que d’autres s’y mettent. Ce qui sera le cas de la place 158, toujours libre le lendemain matin… Bref, nous négocions pendant une bonne vingtaine de minutes avant qu’elle finisse par nous installer sur un de leurs emplacements de secours à environ 500 mètres de là où l’on s’est installés.

De nouveau la suite ? Nous voici maintenant en train de traverser un camping à 22h30 avec une tente sur le dos ! Et les matelas sur le toit de la voiture ! Malgré les regards intrigués et surpris des gens, nous déménageons entièrement nos affaires et nous couchons immédiatement pour être en forme pour demain…après avoir bien pris soin de ranger toute la nourriture et les liquides dans le placard anti-ours comme nous l’a fermement rappelé notre Ranger préférée.

5h30 du matin, le réveil sonne! Nous partons pour une belle marche vers Nevada Falls après une fraiche nuit. Nous grimpons deux cascades dont Nevada Falls et arrivons en haut après environ 2h30 de marche et un dénivelé de presque 400 mètres ! La vue est saisissante et d’une beauté incroyable : nous avons deux cascades et la vallée de Yosemite à nos pieds ! Époustouflant ! Nous arrivons en bas vers 11h30, et, après m’être rendu compte de la longueur d’une journée lorsque l’on se lève tôt (je n’accepterais aucun commentaires ;) ), nous repartons vers de nouvelles aventures direction la vallée des vins sur la côte Californienne.

Suivi des étapes du trip

3 août 2010 par Adrien Pas de commentaires »

Nous avons créé une nouvelle page nommée « J le J » pour suivre nos aventures au jour le jour et ainsi savoir dans quelle ville nous nous trouvons à une date donnée. Cette page est accessible par la barre de navigation qui se trouve sous le titre.

Be bear aware

3 août 2010 par Adrien Pas de commentaires »

Be bear aware. Cette phrase signifiant « soyez vigilants aux ours » est inscrite partout dans les parcs nationaux comme Grand Teton, Yellowstone ou Yosemite.

Des prospectus nous sont distribués à l’entrée des parcs pour nous informer sur les réactions à avoir en cas de rencontre avec un ours, mais surtout comment éviter de les attirer.

Si l’on croise un ours il nous est conseillé de faire face, de faire du bruit et de lui crier dessus…mais surtout de ne pas partir en courant ! Pas forcément évident lors d’une première rencontre ! Heureusement nous n’en n’avons pas croisé durant nos séjours dans les différents parcs nationaux…au 3 août !

En ce qui concerne les précautions à prendre dans les campings, elles sont très strictes et les Rangers veillent à ce que leurs consignes soient respectées à la lettre. L’élément qui risque le plus d’attirer les ours est la nourriture. Nous devons donc ne rien laisser trainer après un repas et tous nos détritus doivent être jetés dans des poubelles « bear-resistant », comprenez, résistantes aux ours. Ces poubelles sont conçues de façon à ce que les ours ne soit pas capables de les ouvrir. Toute l’astuce réside dans le système d’ouverture : un mécanisme simple doit être activé pour ouvrir le haut de la poubelle, à la façon des portails de sécurité pour les enfants, bordant généralement les piscines. De plus ces poubelles sont en fer et l’ouverture est surélevée, ce qui découragera les ours les plus malins de les forcer. Également, il ne faut pas laisser de la nourriture près de la tente ou même dans la voiture. En effet, les ours n’hésitent pas à casser la fenêtre de la voiture pour se saisir de la nourriture! A peine croyable n’est-ce pas? En tous cas c’est ce qu’indiquent les multiples photos de voitures forcées par des ours, placardées dans les points d’informations des parcs. Il nous est même conseillé de changer les vêtements avec lesquels on a cuisiné ! Et pour stocker la nourriture, il est obligatoire (et les rangers passent vérifier !) de tout mettre dans des sortes de placards en fer mis à disposition sur chaque emplacement de camping. Là encore, un mécanisme d’ouverture « intelligent » est mis en place: il faut former nous même la poignée pour pouvoir ouvrir !

Des Rangers nous ont même dit que fin juillet, un touriste qui campait dans le parc national de Yellowstone avait été mortellement attaqué par un ours dans sa tente! Info ou intox ? On n’en sait rien…

Welcome to California

3 août 2010 par Adrien Pas de commentaires »

Lundi 02/08. En fin de matinée, nous arrivons en Californie par une petite route, à travers la Sierra Nevada. Enfin, nous y sommes, nous arrivons dans l’ultime état de l’ouest ! Dans cet état qui nous a toujours fait rêver, dans le vingtième état du trip, dans l’état qui marque…un tournant dans ce voyage ! Nous y sommes pour une grosse semaine, nous commençons par Yosemite.